Catégorie:Long métrage Durée:112mn Genre:Fiction Format:35 mm Langues:Arabe marocain Sous-titrage:Français Nombre de bobines:6 Son:DTS Stéreo Scope Panavision Vitesse de projection :25/s Pays de tournage:Maroc Pays de production:Maroc Date de production:2004 Support de sélection:DVD Musique: Film/générique.
Note du réalisateur
Dans ce Maroc nouveau, qui se construit chaque jour avec des voiles qui se lèvent sur l’histoire officielle écrite par les gens au pouvoir, voilà un film qui a l’ambition de s’inscrire dans cette recherche du passé parfois terrible et terrifiant pour tous ceux qui ont eu à souffrir de certaines pratiques.
Aussi, porter à l’écran une histoire « vraie » faite d’horreur et d’injustice revient à montrer au public et à la jeunesse du royaume, en particulier, elle qui n’a pas vécu cette période parfois sombre, une page noire, pour rester dans l’euphémisme, dans l’histoire du Maroc indépendant.
Ce qui est arrivé à Kamal, pouvait toucher n’importe quel citoyen durant cette période appelée aujourd’hui «les années de plomb »car la machine à broyer les individus s’abattait, souvent, sans distinction
La chambre noire est un film sur la torture au Maroc, dans les années 70.
Une torture qui ressemble à toutes les tortures dans le monde mais qui est malheureusement passée sans faire de bruit ni attirer l’attention des autres peuples.
Ce n’est que vers la fin des années 80 que la presse internationale et les mouvements des droits de l’homme ont commencé à parler de cette séquestration et de la torture au Maroc pour demander la destruction de ces prisons clandestines et la libération de ces détenus sans procès.
L’histoire de Kamal est inspirée de la vie de Jawad Mdidech, elle est vraie et authentique et elle ressemble à celle de plusieurs autres jeunes marocains envoyés et oubliés dans des geôles sans arriver à comprendre ce qu’il leur arrivait.
L’action du film est située dans une ville qui symbolise la résistance marocaine c'est-à-dire Casablanca.
Mais ce qui s’est passé à Dar Beida se déroulait également dans plusieurs autres régions du Maroc (villes ou campagnes)
Pour écrire ce scénario, je me suis entouré d’hommes et de femmes qui ont vécu et subi ces épreuves et c’est pour cela que toute la partie prison (Derb Moulay Chérif) va se passer en studio avec une lumière adéquate : sombre et mystérieuse, des faisceaux qui pénètrent par des petites fenêtres pour essayer de créer les mêmes lieux de détention et donner toute la crédibilité aux scènes de prison.
J’ai tenu à passer par des artifices comme la télévision pour maintenir le fil conducteur de cette période en montrant les images de certains événements comme la mort de Allal Fassi, l’élection du président Valéry Giscard d’Estaing, la marche verte pour libérer le Sahara et qui a fait unir tout le peuple marocain, les parties de gauche et de droite autour du palais en occultant le drame de tous ces jeunes jetés dans l’oubli.
Le film doit fonctionner sur des ruptures très marquées entre les scènes à l’intérieur des prisons où on vit la torture, l’angoisse, l’incertitude, l’inhumain et le manque de dignité et l’extérieur où les parents désemparés et hagards cherchent en vain leurs enfants, le tout saisi dans un environnement de peur des uns et d’indifférence des autres.
Ces ruptures vont être marqués par la lumière, les mouvements de caméra et le cadrage.
A l’intérieur de la prison, nous n’insisterons pas sur le rituel insoutenable de la torture mais plutôt sur les préparatifs de ces épreuves de douleur physique sur les visages des tortionnaires, sur l’état des jeunes détenus et surtout sur les sons, les plaintes et les gémissements des prisonniers.
Les années 70 ont été marquées par deux sortes de musique :
Le premier genre est représenté par deux groupes engagés, Nass El Ghiwane et Jil Jilala ainsi que par le chanteur libanais Marcel Khalifa.
Le second genre portait sur des musiques patriotiques sur la marche verte et des chansons populaires sur le roi.
Pendant tout le film on essayera de mixer ces deux sortes de musique pour nous retrouver dans l’ambiance de ces années particulières.
L’histoire d’amour entre Kamal et Najat nous permet de véhiculer ce sujet assez difficile à supporter pour tout public.
Voir son passé, bien l’assimiler, sera sûrement la meilleure façon pour le marocain de tourner définitivement la page pour mieux affronter l’avenir en cette air dite nouvelle.
Synopsis
Kamal et Najat travaillent tous les deux à l’aéroport. Follement amoureux, ils fondent ensemble de grands projets d’avenir. Malheureusement, le passé d’ancien étudiant marxiste-léniniste rattrape Kamal.
Commence alors une longue descente aux enfers : enlèvement, interrogatoires, tortures. Kamal refuse de charger ses camarades en contrepartie de la clémence des juges. Le verdict sera lourd.
L’histoire, tirée de faits réels, est inspirée du livre « La chambre noire» de Jaouad Mdidech
Participation et prix
Festival
Année
Prix
Festival de Carthage(Tunisie)()
Octobre 2004
Mention spéciale du Jury
Festival panafricain de Ouagadougou(Burkina Faso)()
Mars 2005
Etalon d argent de Yennenga
Festival Africain de Khouribga(Maroc)(Maroc)
Juillet 2004
Grand prix
Festival Vues d’Afrique(Canada)()
Avril 2005
Festival de Cologne()
2008
Festival africain de moulin()
2006
Festival de Shariqa (Emirates)()
2006
Festival de Saint Livrade (France)()
2006
Festival du film contre l’exclusion et pour la tolérance(FIFET) -6 ème edition-(France)()
2005
Festival international de Yaondé (Cameroun)()
2005
Festival de Saint Denis()
2005
Festival de Bologne (Italie)()
2005
Festival de Barcelone (Espagne)()
2005
Festival de XL Bruxelles (Belgique)()
2005
Festival international du Caire (Egypte)()
2004
Festival de Mons(Belgique)()
Festival international du Film d’Auteur de Rabat (Maroc)()